Retour en Géorgie ... 10 ans après

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vendredi 31 août 2007

Du son !

Vous trouverez ci-dessous quelques enregistrements réalisés en Géorgie pendant notre séjour. NB : ces enregistrements sonores ont été réalisés à l'aide d'un téléphone portable et la qualité est donc toute relative, ...

"Do You Remember my face, version a capella par Joseph - 18s (voir aussi le lien vers la chanson anniversaire de mathilde sur cet air ici )" :


"Brousse brousse, en géorgien... - 35s" :


"Tsamodi, tel que chanté en Repsoureti - 1'22s" :


"Un autre chant de Repsoureti - 2'27s" :


"Tsamodi, chanté par GIO .... QUEL TALENT !! - 3'17s" :


"Un autre chant de GIO : roca shens dalalebs qari shlis - 2'11s" :


jeudi 30 août 2007

Semaine de camping en Repsoureti

J1 : Ballade dans la montagne vers trois lacs un peu décevants, mais entraînement pour les jours suivants dont nous ne savons pas encore qu'ils vont être si difficile d'un point de vue sportif

Village d'Ardoti/Ardotelli Village d'Ardoti/Habits traditionnels d'Ardotelli
J2 : Ballade dans Ardoti, le village qui surplombe notre camp installé dans un méandre de la rivière dans laquelle nous nous lavons, faisons notre vaiselle et que nous buvons parfois. Dégustation de framboises sauvages, rencontre des quelques habitants d'un village de 4 ou 5 maisons habitées et de beaucoup de ruines. Les habitants ont été forcés par les communistes à émigrer dans les villes. C'est ainsi que la vallée s'est peu à peu vidée de sa population.

Repos mérité Chants de Repsoureti
J3 : Ballade dans le bras droit de la rivière en amont de notre camp puis un repos mérité avant une veillée joyeuse à base de chants locaux.

Village de Mutso, XIIème Championnat international de Volley
J4 : Au réveil, tirs de fusil depuis le village au dessus de notre camp, on garde son calme et on finit sa tartine de pâté en boîte sans les écouter. Pourvu qu'ils tirent en l'air! Mutso, village perché dans la montagne, en ruine, à deux heures de marche de notre camp. Tournoi de volley à notre retour.

J5 : Ballade dans le bras gauche de la rivière en amont de notre camp, passage par deux maisons et rencontre de la famille "la plus pauvre de la vallée". La grand mère vit avec sa fille veuve depuis 2 ans et des enfants. Le père était parti à la chasse et une avalanche l'a emporté.
Dans la chambre à coucher, un estomac de chèvre contient apparemment de la levure pour le pain.
Au retour, cheval pour Mathilde, Aurélia et Bruno.
Equitation sauvage

J6 : Ballade extrême dans les hauteurs. Mathilde a bien failli ne pas revenir.
Bruno et Julien, restés au camp font la connaissance de 4 tchèques en ballade dans la région.

groupe
J7 : C'est déjà la fin, photo de groupe, quelques larmes et retour à Tbilissi avec un arrêt à Chatili, magnifique village abandonné à 3 kilomètres de la frontière avec la Tchéchénie, objet de bombardement russes par le passé et aujourd'hui de convoitises chinoises.

COCU ("Concours Cuisine" en langage scout)

COCU

Hier samedi, c'était le Concours cuisine
pour faire court c'était olé olé!
Une apres midi de route en bus secouée plus tard, nous avions fait un beau tableau a déchiffrer par Bru himself, avons proposé, disserté sur les recettes, selon des criteres complexes de gout georgien, de subtilites des aliments, du potentiel de notre cuisine mal equipee. Avons renonces aux oeufs poches, mais conserves les mimosas contre toute attente, puis combiné nos compétences dans un hasard des plus total en binomes de cuisiniers infernaux. 7 plats pour 6, la barre etait haute !
planning :
le matin nous sommes partis faire des courses ... avons acheté des fleurs avec la caisse commune, et n'avons pas trouvé le marché postume et tous les ingrédients possibles et inimaginables pour faire des plats frenchies au top pour nos amies géorgiennes;
bad news, DISPARITION du grand marché de la ville, eh oh quelle tristesse, ils vont en faire un centre commercial... nous avons fini au supermarché climatisé, en reste.
au final nous n'avons trouve nulle part de la cannelle, de l'amande en poudre, de la crème fraîche, de la pâte toute faite... du coup mathilde nous a préparé pour se muscler, de la pâte brisés : une salée pour le filet mignon et des sucrées pour les tartes.
Juju a rivalisé d'astuces de cuisine, Jo a décoré les pâtés de sa belle écriture, comme pour marquer au filet, Bru a effectué un contrôle qualité, et Julie a fait sauter les crèpes jusque tard dans l'apres-midi.
tous les plats devaient être prêts à 18 heures, timing décrété par Bru....toutes les équipes qui ne respectaient pas cet horaire pouvaient être éliminées ! nous avons été formidables car nous avons tous tenus à 9, avec ou sans bébés dans la cuisine pour une fois laissée libre par nos amis les blattes, et avons accompli notre tâche prédéterminée à l'heure dite : sans coupure d'eau ni d'electricité, HOURAAAAH - rien a voir avec la bonne époque du gratin dauphinois d'il y a 10 ans dans la cuisine de tata et ira, fini avec Jean à la bougie.

NOTRE MENU DE FETE : petites entrées :
concombre fourré à la tapenade faite maison (Yaya+Juju), poivrons marinés (Yaya), roulades de saumon fumé de mer d'Aral avec vache qui rit (Mat+Juju).... Ira a adoré!
plat principal :
tomates et aubergines farcies (Mat+Bru : les bebes les ont adorées), filet mignon (Jo+JuJu)...très mignon quoique bien sec, tout en étant très enrobé.
desserts :
tarte citron (Lili+la sueur de tous nos gars pour la meringue), tarte tatin (Juju+Yaya), crèpes (made in Julie+Yaya), salade fruits rouges au vin, si cherre au coeur d'Aurelia ...
ET vive la tarte au citron meringuée ! elle a eu le plus de succès, malgré le commentaire comparatif assez proche de l'omelette...
Nos georgiennes ont honoré le repas, tout du moins son début, la déco ;
et, on dit même tout bas, extrement apprécié leurs cadeaux, sacs a main
pendants d'oreilles au plastique rutilant, et bijoux des plus spéciaux.
Ca se discute encore d'ailleurs, le 'made in china' ne remporte pas tout toujours tous les succès !

Traditions géorgiennes

Traditions

il semblerait que nos chers amis géorgiens soient beaucoup plus traditionnels que nous; certaines de leurs traditions s'avèrent tout à fait surprenantes; nos amis nous disent toutefois qu'elles sont connues par tous mais pas appliquées stricto sensu;
est ce l'esprit orthodoxe,?
nous aussi nous avons des traditions mais nous avons beaucoup de mal à les exprimer et il semblerait du moins que nous les avons un peu perdu, gommé, oublié; est ce que nous sommes trop parisien?trop incultes? inintéressés par nos coutumes, différentes selon nos régions? ou tout simplement affranchis de toutes règles orales et complètement asservi par des règles écrites qui ne laissent plus aucune place à cette transmission orale de nos traditions....

Nous avons su que le frère et la belle soeur de X... (un Géorgien) n'avaient pas pu avoir de cérémonie à l'église le jour de leur mariage tout simplement par ce que sa belle soeur avait ses règles, surprenant non? il faudrait qu'on en sache plus là dessus... la femme avec ses règles est trop impure pour l'église - elle ne peut y toucher personne pas même les cierges ! Une autre petite tradition intéressante: après la naissance de l'enfant la femme doit vivre 40 jours chez ses parents car elle ne peut avoir de relations avec son mari à cause toujours de ses règles; ce qui lui permet de se refaire une santé et de se faire aider par sa maman....
La tradition du Tamada : le Tamada c est le chef de la table traditionnelle géorgienne. il est choisi au début du repas par l'ensemble des convives...il devient alors le seul à pouvoir faire des toast et des toasts et des toasts et des toasts "à la paix, aux parents, aux enfants, à l'amour, au futur" il doit s'assurer que le verre de tout le monde est bien rempli avant chaque toast ; après le premier toast il donne la parole à une deuxième personne "Alaverdi". pour prendre la parole il faut demander la permission au Tamada et il peut refuser; il invite néanmoins les convives à s'exprimer sur chaque toast; et à la fin du repas le verdict tombe: bon ou pas bon Tamada.
nous, nous avons pratiqué cette tradition avec nos amis mais d'une façon plus légère : nous avons été tous Tamada... à tour de rôle.

Dans une église, les femmes doivent se couvrir les cheveux; des foulards sont à disposition à l'entrée, les femmes ne peuvent y croiser les jambes; dans les églises tenues par les femmes- en effet des églises sont exclusivement tenues par des femmes et les autres par des hommes- des jupes sont à disposition à l'entrée....étonnament la jupe courte est acceptée car c est avant tout une jupe !
Pour les cierges,- ceux pour vénérer les icônes-il n'est possible d'utiliser que ceux autorisés par le pop- à Alaverdi des femmes nous avaient vendus des cierges que nous n'avons par exemple pas pu utiliser. business ou tradition?
-

Numéro 68

"68 rue Tsinamgdzvrichvili, ou les déambulations burlesques dans l'ame d'un groupe déboussolé''



Nous avions perdu notre douce famille, nos bouts de choux dont l'innocence, la fragilité et les besoins immédiats guidaient nos pas. Nous hésitions... nous devions peut être aller à Gori, voir des maisons troglodite et la baraque de Jo Staline, nous allions peut être jouer les touristes absurdes et désabusés dans l'histoires sombres et un peu trop... glodite ou bolchevic...ou peut etre aller plus loin... Des heures entière à essayer de planifier d'échanger nos envies pour parvenir à un hypothétique accord. Etonnamment indécis, suants de nos dispersions interne et externe cette journée a vraiment commencé à deux heures du mat la veille. Un sursaut d'émotion, un élan d'innocence pour voir encore un jour de plus Tata et Ira avant leur départ pour la Russie et l'Ukraine. Mathilde soufflant les élans de son coeur pastequien, à pleine bouche et balayant les planifications pseudo dictatoriale de Bruno par un hystériquement simple : "On reste".Une nuit chaude et longue apporta des éclairages diffus et diverses à chacun de nos 5 esprits.

Nous restames. Levé tard, sans plan, on fait une envollé sur les remparts magnifiques qui surplombe le coeur de Tbilissi, nos indécisions et le soleil au Zénit, un portable passe de mains en mains comme un baton de parole pour que chacun donne son plan pour la journée en court. A court d'accords à court et long terme, on courre dans un taco direction les champs élysés de Tbilissi. Je vous passe les étapes, de l'étendu de notre flanerie, dans les boutiques d'icones religieuses brillantes et les chineese shop. La moitié de la journée passe. Un plan à très court terme, émerge soudain du fameux guide "le petit futé" : aller tous ensemble à la boutiques de souvenirs du 68 rue Tsinamgdzrichivili. Un nom de rue si imprononcable aurait du nous mettre la puce à l'oreille mais nous courrons vers cet inestimable lieu d'adhésion collective. Enfin ensemble, dans la rue en question, les 6 consonnes de suite, résonnes dans la la consonance de nos envies de consomateurs. Au 102 de cette rue, plutot que de nous fier au numéros inscrit nous demandons la direction à des messieurs sortants d'un 4/4 mafieux, il nous dise que les numéros des batiments sont récents et que la boutique est de l'autre coté. On y va, arriver après le 168, on redemende à des gens du coin, qui nous dise en coeur de continuer dans le sens inverse de la logique des numéros.

Bref vers le 200 on descend dans un tunnel étrange ou semble t'il se cache des WC. Là dans ce sous sol hallucinant ou vive dans une odeur de pétrole des petits magasin crasseux on tombe sur la tenancière d'une boutique de vêtement de seconde main. Underground love, elle tombe amoureuse de nous, nous parle en géorgien et ferme sa boutique. Elle nous guide vers la lumière, nous reprenons notre chemin avec elle et en sens inverse bien évidemment. Cette vendeuse de sous sol est en fait une économiste qualifié et ça c'est réellement absurde. Elle nous invite partout ou elle a une maison et nous lâche au niveau du 102 de la rue. Enfin nous arrivons au 68! épuisé.. 68 c'était hier... pas encore de souvenir érotique... Vous avez dit futé?

mercredi 29 août 2007

Pas de danse à la sortie des monastères austères

Pas de danse à la sortie des monastères austères
...
danse voiles

Excursion de deux jours en Kakhétie, région viticole aux terres très riches, aux figuiers immenses, au climat plutôt clément.
La Kakhétie est une sorte de couloir coincé entre 2 chaînes montagneuses qui débouche sur l'Azerbaïdjan et qui a donc été la voie royale pour les invasions par toutes sortes de peuples musulmans.
Paradoxalement, pour protéger leur religion, les Géorgiens ont construit à travers les âges des monastères de plus en plus beaux et souvent fortifiés dans cette région. Ces monastères ont donc tenu le coup et c'est finalement l'occupation russe qui les as le plus abîmés. En effet, ces derniers ont recouvert systématiquement toutes les fresques d'un enduit blanc, détruisant une grande partie de la richesse de cette région.
Pendant l'ère communiste, la religion n'était en odeur de sainteté et ces monastères ont été transformés en orphelinat par exemple.
Depuis les années 90, le sentiment religieux revient vite et fort comme le mouvement de balancier d'un encensoir géant.
Du coup, dans les monastères, les règles de bienséance sont parfois nouvelles et/ou saugrenues. Interdiction de croiser les jambes, interdiction des shorts pour les hommes, mais les débardeurs ne posent pas de problème et interdiction de montrer ses jambes pour les femmes parfois port obligatoire d'un foulard....
Les règles varient d'un lieu à l'autre et cette multiplicité traduit une réappropriation lente d'un passé religieux extrêmement riche.
De nombreux monastères ont été fondés au cours des IVème, Vème et VIème siècles.

Le grand plaisir de ce petit tour de 2 jours est surtout que nous sommes tous réunis dans le bus, les 7 français et les 2 bébés, avec les 4 géorgiennes (Tamouna, Ani, Tata et Ira) ainsi que Helene, la fille d'Ira, bilingue russo-géorgien et Dimitri (Dima) le fils de Tata lui aussi bilingue mais plus à l'aise en russe.

Eglises Kakheti
"A la découverte de la culture orthodoxe dès 1 an"

Les bébés nous accompagnent partout, dans les bras, dans la poussette tout terrain qui n'en aura jamais autant vu, en portes bébés et dans le bus sur les routes approximatives de Géorgie.
Le soir du premier jour de notre périple en Kakhétie, nous nous arrêtons à Telavi pour dormir dans une maison qui nous est prêtée et qui héberge notre groupe de 17 personnes sans problème.

SOUTH PARK EN EMAUX CLOISONNES

"SOUTH PARK EN EMAUX CLOISONNES''
...
Emaux Cloisonnés
%% Etonnant de se retrouver dans l'espace clair obscure d'un monastère de pierre et d'histoire et de tomber en face de ces représentations anciennes du christ, utilisant la technique ancestrale des émaux cloisonnés... Etonnant car il est bien difficile de ne pas y voir le christ risible tel qu'il apparait dans le dessin animé caustique voir graveleux "south park". Par quel faille spatio temporelle un élément historique d'art religieux caucasien se retrouve quasi à l'identique dans une farce américaine du 21ème siecle? les géorgiens du 11ème siècle étaient ils les premiers comiques anarchistes anticléricaux? Les auteurs de south park sont ils en connection direct avec le divin?
Quoi que ce soit, rien ne pousse à le croire!
A l'avenir je vous invite à regarder south park avec un esprit plus médidatif et contemplatif en pensant à ces viriles combattants du caucase des couteaux et des munitions plein les poches priant à genoux devant cucrapok et un christ ahur...
Inclinez vous brigants!

BACK IN MZhrrrERTHA

BACK IN MZhrrrERTHA
...
Groupe

Nos souvenirs nous ont conduit de nouveau sur les pas de Dzvari,
sur les memes marches, que nous avons tout retrouvé, intactes :
la meme toute petite eglise qui trone en haut de sa mimi-montagne,
avec toujours sa meme vue devant, au sommet de l'incroyable.
Nos mêmes anges de sexe féminin, Ira, Tamuna, Ani et Tata,
avec voile et bougies, chapelet et prières, en plein coeur.
Interieur dépouillé, sorte de trone ou trone une croix en son centre, avec voilette et qlqs icones.

Les Fleuves
Nous avons longuement disserté sur les couleurs des deux fleuves qui se rejoignent du haut de notre vue, et avons tapé un sketch sur le sujet à nos angelot(te)s,
car les teintes ont hélas un peu pris celles du temps.
Pollution, or not pollution ? That was de question.
c'etait vert, turquoise et bleu, vous souvenez vous? La zone de reunion entre les deux fleuves se dessinait précisément en forme d'eaux mouvantes, en une frontière imprécise.
Il faut en témoigner... ce n'est plut !!!!

Eglise
Je me suis aussi souvenue d'un poème souvent lu dans le métro, des années durant :
Impossible de remettre la main dessus -> Appel à participation si vous le retrouvez ?
... 3 lignes sur l'église de Dzwari apparaissaient le matin sur le quai en partant au boulot, à l'époque et c'est il y a bien longtemps, cela m'a gardé un vif souvenir de ce lieu.
Ai donc refait cette même aquarelle,
sur le même muret,
manquait ma douce amie Muriel pour m'épauler de son silence,
Tata et Ira se sont chargées de ce fardeau :
Pour finir, j'ai offert hier soir cette pièce mineure à Tata pour son départ à Moscou,
qu'elle emporte chez elle aussi à son tour,
ce petit bout de Géorgie que nous aimons tant.
Qu'il trône dans un coin de Moscou, comme un autre trône dans un coin de France, du coté de chez Mumu...
Aquarelle

vendredi 24 août 2007

Planning !

Planning
Planning

Enfin un planning pour notre semaine à 9 à Tbilisi ! C'est un peu tard je sais vu que la semaine est bien entamée, mais je ne résiste pas à la tentation de partager avec vous ce document de valeur...
Pour ceux qui n'arrivent toujours pas à me déchiffrer (depuis le temps, quand même, faites un effort !), voici une transcription :

  • lundi : visite du vieux Tbilisi et bains chauds au soufre
  • mardi : visite de Mskheta, ancienne capitale de la Géorgie
  • mercredi : Musée et Shopping + anniversaire d'Ani (29 ans, c'est si jeune !)
  • jeudi / vendredi : excursion en Kakhétie, région aux 1000 églises et aux beaux paysages
  • samedi : repos et préparation d'un repas Français
  • dimanche : Retour à Kiketi, Aquapark, lac des Tortues et ... déjà le retour en France des BALOUX avec leurs parents.

Voilà, pour l'instant le planning initial, réalisé dimanche soir est plutot bien tenu... nous verrons pour la suite.

Coloc' Spirit

Esprit colocation
COLOC' SPIRIT

Cette photo est celle de notre salle à manger prise aux aurores lors du petit déjeuner.
C'est la partie centrale de notre appartement, bordée au le nord par la chambre à coucher des bébés (derrière le rideau) et au sud par la chambre à coucher des 3 célibataires (derrière le canapé). Les règles organisationnelles, inchangées depuis 15 ans, permettent à tout le monde de vivre en harmonie, et ceci dans le respect du bordel des autres, élément indispensable à la bonne cohésion du groupe. Louise et Baptiste ont par ailleurs complètement adhéré puisqu'ils ont leur propre coin dans leur chambre, recréant ainsi un peu de leur chez eux (ça c'est pour leur sécurité affective). Même les blattes ont signé la charte : elles ne sortent que la nuit et seulement dans la cuisine, c'est pour dire...

mardi 21 août 2007

Hot ... water !

''LES BAINS SOUFREUX OU SULFUREUX
il paraît que c est antiseptique; nous allons donc nous nettoyer le corps après notre périple dans la montagne caucasienne pourtant bien pure et bien enfromagée;
la façade de ces bains plein de souffre prend l'apparence d'une mosquée, ornée de mosaîques bleutées; Elle marque l'entrée d'un vieux quartier dont les ruelles conduisent en haut d'une colline où siège des remparts- nous n'irons pas jusque là-à travers ces rues avant l'heure de rdv aux bains, nous nous promenons puis nous sirotons un verre; Pour jouir des bienfaits du souffre nous avons dû réserver -notre amie Tamu l'a fait pour nous; nous sommes partis à quatre;le grand luxe "une chambre" avec toilette, fauteuils, vestiaire, sauna, bain bouillant, bain froid et table à massage (37 LARIS)-lieu assez spacieux- et le massage (10 laris) ; la masseuse n'a pas voulu masser joseph car c est un homme;;;de toute façon cela lui faisait peur;;;ce fut très agréable surtout à la sortie ;;;;la fraicheur de la nuit sur notre peau purifiée nettoyée astiquotée sulfurisée....

Bains Sulfureux Tbilisi

Vieux Tbilisi

SARKLIS DEDA
Premiers taxis avec poussettes, nous pouvons le faire !
Nous sommes tellement chouchoutés par les géorgiennes que nous n'avions pas encore tenté de prendre un taxi !
Ballade dans les vieilles rues, nids de poule, en voiture ou en poussette, ça secoue.
Petit détour respectueux aux pieds de la statue de la Mère de tous les Géorgiens, qui brandit un sabre pour les ennemis et un verre de vin pour les amis. Cela semble être effectivement très classique chez les Géorgiens, quand la communication n'arrive pas à se faire par le langage, on boit et on montre les sabres de la maison.

Kartlis Deda Groupe


FIGUES ARMENIENNES :
Petites rues, maisons en train de s'effondrer. La Géorgie compte 75% de chômeurs selon les filles, on se demande comment ils survivent, probablement avec beaucoup de travail au noir.
On se demande comment ce pays et ces maisons tiennent debout.
La Géorgie a tout connu en moins d'une génération : le communisme, sa chute, la guerre civile avec les régions sécessionnistes, l'eau et l'électricité deux heures par jour dans la capitale, l'arrivée de l'économie de marché, la revente des anciennes entreprises d'état à des firmes étrangères pour une bouchée de pain, une révolution pacifique, des dirigeants de moins de 30 ans et aujourd'hui, la Géorgie est le catalyseur de l'opposition Russie Etats Unis. Tous les prétextes sont bons et notamment les régions d'Ossétie du sud et d'Abkhazie.
Au détour d'une rue du vieux Tbilissi, un arménien et sa femme nous offre un kilo de figues cueillies ensemble dans le figuier de la petite cour intérieure. Communication avec les moyens du bord, 3 mots de russes, de géorgien, d'arménien, de roumain et d'anglais... on est pas rendus... puis finalement, la famille nous présente les cornes pour boire des litres de vin et le sabre qui vient du Daguestan.
Putain, ou c'est que ça peut bien être le Daguestan ? Surtout faire semblant de voir exactement ou c'est.

Promis, en rentrant, j'apprends toute la géographie des anciennes républiques soviétiques.


Vieux Tbilisi 1 Vieux Tbilisi 2

lundi 20 août 2007

Dimanche 19 août

Leve toi et marche
LEVE TOI ET MARCHE !
Nous nous atelons à notre mission : apprendre à marcher aux jumeaux.
Avons trouvé machine à cet effet lors de la visite du musée ethnographique de Tbilisi.
Ohh mystère, plis et replis de l'esprit humain ayant pensé cette "chose" :
entre "pressoir" pour bébés et "écarteleur" moyennageux,
quelque instrument d'exception à notre destinée,
que nous avons dégotté sur la loggia d'une maison du 19eme :
Baptiste a tenté l'expérience aidée par sa moman Lili :
Tamo la motricienne, lui placant les petons, pas à pas,
il a reproduit le mouvement peut-être deux-trois fois, ce qui nous a tous apporté grande fierté... Mission entamée, gueule de bois à peine entamée, on garde le ryhtme et passons à la prochaine expérience.

Chaise à porteurs
CHAISE A PORTEURS :
Nous habitons sur les hauts de Tbilissi,
un peu comme un Paris,
Eh non, ce n'est pas Ménilmontant mais oui mesdames,
mais la rue Chanidze, mais oui messieurs !
Nous promenons donc nos 20 kilos de poussettes lestées de bébés endormis,
à travers galets, pavés, et vieilles masures du quartier.
La sieste est une heure sacrée, gare à ceux qui tenteraient de les arracher des bras de Morphée. Nous filons doux sous les yeux des momies.

Chaise à porteurs
RDV AVEC EDITH
Sommes extraits de notre repère pour qlqs heures,
deux conducteurs femmes que nous connaissons bien tribamllent nos fatigues sur leurs sièges en cuir, de gauche a droite, selon le sens des ronds points et des queues de poissons du voisin.
Retour au monde pour une plongée dans un monde de fric et de chic,
parodie en carton de la branchitude européenne sinon française,
beaux riches et successfull jeunesse dorée,
nous prenons place dans ce défilé de pouf et de ouf, pour une séance de dévisages intense.
Design en pâte a modelée, boissons élaborées, riviera tbilissienne d'à peine un an d'âge, tout est neuf, et brille à souhait.
On trouve au coin d'une rue,
un café au nom d'oiseau étonnamment illustré, ou l'on se dit qu'Edith en glousserait de plaisir.

vendredi 10 août 2007

Ah y'est !

ça y est, nous sommes arrivés à Tbilisi, sains et sauf, accueillis comme des rois par nos amies Tamouna, Ira, Tata et Ani. Irma nous a aussi présenté notre futur appartement, la classe.
Tam
TataIra
Tbilisi fait une étrange impression après 10 ans : plus neuf, plus riche, plus clinquant, peut-être trop... est-ce parce que nous avons surtout vu la route qui mène à l'aéroport ?
Mais surtout ce qui marque le plus c'est de voir que le lien n'est pas rompu, que la complicité est toujours présente avec nos amies, que Julien est bien accueilli, ... et que l'émotion et les souvenirs vieux de 10 ans reviennent peu à peu !
Bref, le temps presse, demain levé à 5H00 pour la région de "Repsoureti' pour marcher avec Ani, Tata et Tamouna. Ira reste garder sa filles Helena et le fils de Tata Dimitri.
Donc, plus de nouvelles pendant les prochains jours, et c'est normal.

20 kg par personne strictement

15 + 10 pour le lit bébé, + 2kg de petits pots 14kg + 6kg de guitare égalent...

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20 ans en l'an 2000, 1997, 2007, 30 ans

Quand j'avais 20 ans, ils en avaient 23, maintenant ils en ont 30, j'en ai 27, moins 7 = 20 en l'an 2000 et non 20 en 1997, 10 ans avant 2007.

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Jour J

Il est minuit 18, c'est aujourd'hui que nous partons... Pour l'instant il y a un gros trou dans ma tête, comme celui du peutetremaisonestpassuretdetoutefacononsenfout missile russe en Géorgie.

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mercredi 8 août 2007

MEMENTO : les affaires indispensables à emporter

à lire (cliquez sur 'lire la suite' ci-dessous), il y a la liste des affaires que chacun doit apporter + la répartition des cadeaux et autres affaires dont nous avions parlé le WE dernier ....

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J-1, angoisses et préparatifs, ...

Le départ approche et l'excitation monte doucement.
1ère source d'inquiétude : Un missile tactique antiradar Raduga Kh-58 de fabrication russe a été retrouvé non explosé à Tsitelubani (60 km de la capitale) mardi, soit 3 jours avant notre départ. Tbilissi a aussitôt accusé Moscou d'avoir fait tirer le missile sur son territoire (voir L'article du Monde ici) et a annoncé son intention de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU (voir Ici l'article de Cyberpresse).
D'après Tamouna, notre amie sur place, cela ne change rien ("c'est loin de Tbilissi"), mais pourtant cela pourrait tout changer car 4 d'entre nous abandonneraient la partie. Même si nous comprenons tous la sage décision d'une jeune mère de 2 enfants, leur absence nous pesera c'est sûr.

2nde source d'inquiétude : La lecture de certains articles du Web sur le regard des Géorgiens sur l'amour entre personnes de même genre n'est pas très revigorant, citation : Bien que la Géorgie ait décriminalisé l'homosexualité et que le 25 février 2004, le nouveau président élu, Mikhaïl Saakachvili, ait dit que son gouvernement ne permettrait 'aucune forme de discrimination' contre les homosexuels, les attitudes homophobes sont toujours présentes. Pour plus de détails, voir l'article de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada ... (ou voir là le cache Google si le 1er lien ne fonctionne pas : ICI)

3ème source d'inquiétude : Tamouna me confirme que notre excursion d'une semaine sera organisée par les Jeunes Géorgiens Naturistes, association sympathique aux adhérents tout aussi sympathiques (voir photo ci-dessous) !
Jeune Géorgien Naturiste

PATRIMOINE MONDIAL EN GEORGIE

A NE PAS MANQUER !!! http://whc.unesco.org/fr/etatsparties/ge

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lundi 6 août 2007

Pourquoi un tel blog ??

  • avant le voyage : pas grand chose si ce n'est partager nos envies pour ces vacances en commun...
  • pendant le voyage : donner des news à Elise et Julie qui nous rejoindront vite, partager avec Jean et Muriel nos aventures (vous faire regretter de ne pas nous avoir accompagné, ou l'inverse ! ;-), se donner une raison pour aller s'isoler dans un cybercafé (si il y en a bien sur...) quand il sera nécessaire
  • après le voyage : occuper nos longues soirées d'hiver, frimer devant nos collègues de travail ou notre famille avec "le blog de nos vacances" (quoi t'en est encore à l'ère des soirée photos, t'es dépassé maintenant c'est les soirées blog !"), ou encore partager notre aventure avec les futurs touristes qui suivront nos pas en géorgie (la grande communauté du web)

Chanson d'anniversaire de Mathilde

Sur un air Géorgien (??)

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10 ans après, pourquoi revenir ?

Août 2007, nous partons à 9 pour un voyage en Géorgie, 10 ans après être parti à 7 en 97. La vie est passée par là, Muriel et Jean, jeunes parents respectifs de 1 et 2 enfants (bientôt 2 aussi pour Muriel dont l'accouchement est prévu mi septembre), ne sont pas venus et 4 nouvelles têtes renforcent l'équipe : Julien, Julie, Louise et Baptiste (tous les 2, 1 an !!).

Cette fois-ci, fini les projets 'humanitaires' ou 'sociaux', place au tourisme assumé, aux rencontres 100% amitié sans projet particulier. Et pourquoi pas ? Peut-être que la trentaine est faite pour ça, pour vivre de façon assumée des aventures que nous aurions voulu travestir' à 20 ans pour "manque d'originalité" ?

En fait, si nous partons cet été, au delà de la date anniversaire, c'est surtout pour revoir les amis Géorgiens que nous avons rencontré il y a 10 ans... Une amitié qui tient avec la distance et le temps, que rêver de mieux ?

Bien sûr, cette petite épopée n'est pas sans poser un certain nombre de questions : allons-nous tenir le choc de la rencontre (rencontre avec le pays, avec nos souvenirs, avec l'image que nous avons laissé là-bas, ....), et reviendrons-nous en France fin août aussi transformés qu'il y a 10 ans ?

La suite, ... si vous lisez ce blog, ... et surtout si nous l'écrivons !!

Souvenirs

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dimanche 5 août 2007

Lancement

Le blog géorgie 10 ans après est parti !