Retour en Géorgie ... 10 ans après

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jeudi 30 août 2007

Semaine de camping en Repsoureti

J1 : Ballade dans la montagne vers trois lacs un peu décevants, mais entraînement pour les jours suivants dont nous ne savons pas encore qu'ils vont être si difficile d'un point de vue sportif

Village d'Ardoti/Ardotelli Village d'Ardoti/Habits traditionnels d'Ardotelli
J2 : Ballade dans Ardoti, le village qui surplombe notre camp installé dans un méandre de la rivière dans laquelle nous nous lavons, faisons notre vaiselle et que nous buvons parfois. Dégustation de framboises sauvages, rencontre des quelques habitants d'un village de 4 ou 5 maisons habitées et de beaucoup de ruines. Les habitants ont été forcés par les communistes à émigrer dans les villes. C'est ainsi que la vallée s'est peu à peu vidée de sa population.

Repos mérité Chants de Repsoureti
J3 : Ballade dans le bras droit de la rivière en amont de notre camp puis un repos mérité avant une veillée joyeuse à base de chants locaux.

Village de Mutso, XIIème Championnat international de Volley
J4 : Au réveil, tirs de fusil depuis le village au dessus de notre camp, on garde son calme et on finit sa tartine de pâté en boîte sans les écouter. Pourvu qu'ils tirent en l'air! Mutso, village perché dans la montagne, en ruine, à deux heures de marche de notre camp. Tournoi de volley à notre retour.

J5 : Ballade dans le bras gauche de la rivière en amont de notre camp, passage par deux maisons et rencontre de la famille "la plus pauvre de la vallée". La grand mère vit avec sa fille veuve depuis 2 ans et des enfants. Le père était parti à la chasse et une avalanche l'a emporté.
Dans la chambre à coucher, un estomac de chèvre contient apparemment de la levure pour le pain.
Au retour, cheval pour Mathilde, Aurélia et Bruno.
Equitation sauvage

J6 : Ballade extrême dans les hauteurs. Mathilde a bien failli ne pas revenir.
Bruno et Julien, restés au camp font la connaissance de 4 tchèques en ballade dans la région.

groupe
J7 : C'est déjà la fin, photo de groupe, quelques larmes et retour à Tbilissi avec un arrêt à Chatili, magnifique village abandonné à 3 kilomètres de la frontière avec la Tchéchénie, objet de bombardement russes par le passé et aujourd'hui de convoitises chinoises.

COCU ("Concours Cuisine" en langage scout)

COCU

Hier samedi, c'était le Concours cuisine
pour faire court c'était olé olé!
Une apres midi de route en bus secouée plus tard, nous avions fait un beau tableau a déchiffrer par Bru himself, avons proposé, disserté sur les recettes, selon des criteres complexes de gout georgien, de subtilites des aliments, du potentiel de notre cuisine mal equipee. Avons renonces aux oeufs poches, mais conserves les mimosas contre toute attente, puis combiné nos compétences dans un hasard des plus total en binomes de cuisiniers infernaux. 7 plats pour 6, la barre etait haute !
planning :
le matin nous sommes partis faire des courses ... avons acheté des fleurs avec la caisse commune, et n'avons pas trouvé le marché postume et tous les ingrédients possibles et inimaginables pour faire des plats frenchies au top pour nos amies géorgiennes;
bad news, DISPARITION du grand marché de la ville, eh oh quelle tristesse, ils vont en faire un centre commercial... nous avons fini au supermarché climatisé, en reste.
au final nous n'avons trouve nulle part de la cannelle, de l'amande en poudre, de la crème fraîche, de la pâte toute faite... du coup mathilde nous a préparé pour se muscler, de la pâte brisés : une salée pour le filet mignon et des sucrées pour les tartes.
Juju a rivalisé d'astuces de cuisine, Jo a décoré les pâtés de sa belle écriture, comme pour marquer au filet, Bru a effectué un contrôle qualité, et Julie a fait sauter les crèpes jusque tard dans l'apres-midi.
tous les plats devaient être prêts à 18 heures, timing décrété par Bru....toutes les équipes qui ne respectaient pas cet horaire pouvaient être éliminées ! nous avons été formidables car nous avons tous tenus à 9, avec ou sans bébés dans la cuisine pour une fois laissée libre par nos amis les blattes, et avons accompli notre tâche prédéterminée à l'heure dite : sans coupure d'eau ni d'electricité, HOURAAAAH - rien a voir avec la bonne époque du gratin dauphinois d'il y a 10 ans dans la cuisine de tata et ira, fini avec Jean à la bougie.

NOTRE MENU DE FETE : petites entrées :
concombre fourré à la tapenade faite maison (Yaya+Juju), poivrons marinés (Yaya), roulades de saumon fumé de mer d'Aral avec vache qui rit (Mat+Juju).... Ira a adoré!
plat principal :
tomates et aubergines farcies (Mat+Bru : les bebes les ont adorées), filet mignon (Jo+JuJu)...très mignon quoique bien sec, tout en étant très enrobé.
desserts :
tarte citron (Lili+la sueur de tous nos gars pour la meringue), tarte tatin (Juju+Yaya), crèpes (made in Julie+Yaya), salade fruits rouges au vin, si cherre au coeur d'Aurelia ...
ET vive la tarte au citron meringuée ! elle a eu le plus de succès, malgré le commentaire comparatif assez proche de l'omelette...
Nos georgiennes ont honoré le repas, tout du moins son début, la déco ;
et, on dit même tout bas, extrement apprécié leurs cadeaux, sacs a main
pendants d'oreilles au plastique rutilant, et bijoux des plus spéciaux.
Ca se discute encore d'ailleurs, le 'made in china' ne remporte pas tout toujours tous les succès !

Traditions géorgiennes

Traditions

il semblerait que nos chers amis géorgiens soient beaucoup plus traditionnels que nous; certaines de leurs traditions s'avèrent tout à fait surprenantes; nos amis nous disent toutefois qu'elles sont connues par tous mais pas appliquées stricto sensu;
est ce l'esprit orthodoxe,?
nous aussi nous avons des traditions mais nous avons beaucoup de mal à les exprimer et il semblerait du moins que nous les avons un peu perdu, gommé, oublié; est ce que nous sommes trop parisien?trop incultes? inintéressés par nos coutumes, différentes selon nos régions? ou tout simplement affranchis de toutes règles orales et complètement asservi par des règles écrites qui ne laissent plus aucune place à cette transmission orale de nos traditions....

Nous avons su que le frère et la belle soeur de X... (un Géorgien) n'avaient pas pu avoir de cérémonie à l'église le jour de leur mariage tout simplement par ce que sa belle soeur avait ses règles, surprenant non? il faudrait qu'on en sache plus là dessus... la femme avec ses règles est trop impure pour l'église - elle ne peut y toucher personne pas même les cierges ! Une autre petite tradition intéressante: après la naissance de l'enfant la femme doit vivre 40 jours chez ses parents car elle ne peut avoir de relations avec son mari à cause toujours de ses règles; ce qui lui permet de se refaire une santé et de se faire aider par sa maman....
La tradition du Tamada : le Tamada c est le chef de la table traditionnelle géorgienne. il est choisi au début du repas par l'ensemble des convives...il devient alors le seul à pouvoir faire des toast et des toasts et des toasts et des toasts "à la paix, aux parents, aux enfants, à l'amour, au futur" il doit s'assurer que le verre de tout le monde est bien rempli avant chaque toast ; après le premier toast il donne la parole à une deuxième personne "Alaverdi". pour prendre la parole il faut demander la permission au Tamada et il peut refuser; il invite néanmoins les convives à s'exprimer sur chaque toast; et à la fin du repas le verdict tombe: bon ou pas bon Tamada.
nous, nous avons pratiqué cette tradition avec nos amis mais d'une façon plus légère : nous avons été tous Tamada... à tour de rôle.

Dans une église, les femmes doivent se couvrir les cheveux; des foulards sont à disposition à l'entrée, les femmes ne peuvent y croiser les jambes; dans les églises tenues par les femmes- en effet des églises sont exclusivement tenues par des femmes et les autres par des hommes- des jupes sont à disposition à l'entrée....étonnament la jupe courte est acceptée car c est avant tout une jupe !
Pour les cierges,- ceux pour vénérer les icônes-il n'est possible d'utiliser que ceux autorisés par le pop- à Alaverdi des femmes nous avaient vendus des cierges que nous n'avons par exemple pas pu utiliser. business ou tradition?
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Numéro 68

"68 rue Tsinamgdzvrichvili, ou les déambulations burlesques dans l'ame d'un groupe déboussolé''



Nous avions perdu notre douce famille, nos bouts de choux dont l'innocence, la fragilité et les besoins immédiats guidaient nos pas. Nous hésitions... nous devions peut être aller à Gori, voir des maisons troglodite et la baraque de Jo Staline, nous allions peut être jouer les touristes absurdes et désabusés dans l'histoires sombres et un peu trop... glodite ou bolchevic...ou peut etre aller plus loin... Des heures entière à essayer de planifier d'échanger nos envies pour parvenir à un hypothétique accord. Etonnamment indécis, suants de nos dispersions interne et externe cette journée a vraiment commencé à deux heures du mat la veille. Un sursaut d'émotion, un élan d'innocence pour voir encore un jour de plus Tata et Ira avant leur départ pour la Russie et l'Ukraine. Mathilde soufflant les élans de son coeur pastequien, à pleine bouche et balayant les planifications pseudo dictatoriale de Bruno par un hystériquement simple : "On reste".Une nuit chaude et longue apporta des éclairages diffus et diverses à chacun de nos 5 esprits.

Nous restames. Levé tard, sans plan, on fait une envollé sur les remparts magnifiques qui surplombe le coeur de Tbilissi, nos indécisions et le soleil au Zénit, un portable passe de mains en mains comme un baton de parole pour que chacun donne son plan pour la journée en court. A court d'accords à court et long terme, on courre dans un taco direction les champs élysés de Tbilissi. Je vous passe les étapes, de l'étendu de notre flanerie, dans les boutiques d'icones religieuses brillantes et les chineese shop. La moitié de la journée passe. Un plan à très court terme, émerge soudain du fameux guide "le petit futé" : aller tous ensemble à la boutiques de souvenirs du 68 rue Tsinamgdzrichivili. Un nom de rue si imprononcable aurait du nous mettre la puce à l'oreille mais nous courrons vers cet inestimable lieu d'adhésion collective. Enfin ensemble, dans la rue en question, les 6 consonnes de suite, résonnes dans la la consonance de nos envies de consomateurs. Au 102 de cette rue, plutot que de nous fier au numéros inscrit nous demandons la direction à des messieurs sortants d'un 4/4 mafieux, il nous dise que les numéros des batiments sont récents et que la boutique est de l'autre coté. On y va, arriver après le 168, on redemende à des gens du coin, qui nous dise en coeur de continuer dans le sens inverse de la logique des numéros.

Bref vers le 200 on descend dans un tunnel étrange ou semble t'il se cache des WC. Là dans ce sous sol hallucinant ou vive dans une odeur de pétrole des petits magasin crasseux on tombe sur la tenancière d'une boutique de vêtement de seconde main. Underground love, elle tombe amoureuse de nous, nous parle en géorgien et ferme sa boutique. Elle nous guide vers la lumière, nous reprenons notre chemin avec elle et en sens inverse bien évidemment. Cette vendeuse de sous sol est en fait une économiste qualifié et ça c'est réellement absurde. Elle nous invite partout ou elle a une maison et nous lâche au niveau du 102 de la rue. Enfin nous arrivons au 68! épuisé.. 68 c'était hier... pas encore de souvenir érotique... Vous avez dit futé?