"68 rue Tsinamgdzvrichvili, ou les déambulations burlesques dans l'ame d'un groupe déboussolé''



Nous avions perdu notre douce famille, nos bouts de choux dont l'innocence, la fragilité et les besoins immédiats guidaient nos pas. Nous hésitions... nous devions peut être aller à Gori, voir des maisons troglodite et la baraque de Jo Staline, nous allions peut être jouer les touristes absurdes et désabusés dans l'histoires sombres et un peu trop... glodite ou bolchevic...ou peut etre aller plus loin... Des heures entière à essayer de planifier d'échanger nos envies pour parvenir à un hypothétique accord. Etonnamment indécis, suants de nos dispersions interne et externe cette journée a vraiment commencé à deux heures du mat la veille. Un sursaut d'émotion, un élan d'innocence pour voir encore un jour de plus Tata et Ira avant leur départ pour la Russie et l'Ukraine. Mathilde soufflant les élans de son coeur pastequien, à pleine bouche et balayant les planifications pseudo dictatoriale de Bruno par un hystériquement simple : "On reste".Une nuit chaude et longue apporta des éclairages diffus et diverses à chacun de nos 5 esprits.

Nous restames. Levé tard, sans plan, on fait une envollé sur les remparts magnifiques qui surplombe le coeur de Tbilissi, nos indécisions et le soleil au Zénit, un portable passe de mains en mains comme un baton de parole pour que chacun donne son plan pour la journée en court. A court d'accords à court et long terme, on courre dans un taco direction les champs élysés de Tbilissi. Je vous passe les étapes, de l'étendu de notre flanerie, dans les boutiques d'icones religieuses brillantes et les chineese shop. La moitié de la journée passe. Un plan à très court terme, émerge soudain du fameux guide "le petit futé" : aller tous ensemble à la boutiques de souvenirs du 68 rue Tsinamgdzrichivili. Un nom de rue si imprononcable aurait du nous mettre la puce à l'oreille mais nous courrons vers cet inestimable lieu d'adhésion collective. Enfin ensemble, dans la rue en question, les 6 consonnes de suite, résonnes dans la la consonance de nos envies de consomateurs. Au 102 de cette rue, plutot que de nous fier au numéros inscrit nous demandons la direction à des messieurs sortants d'un 4/4 mafieux, il nous dise que les numéros des batiments sont récents et que la boutique est de l'autre coté. On y va, arriver après le 168, on redemende à des gens du coin, qui nous dise en coeur de continuer dans le sens inverse de la logique des numéros.

Bref vers le 200 on descend dans un tunnel étrange ou semble t'il se cache des WC. Là dans ce sous sol hallucinant ou vive dans une odeur de pétrole des petits magasin crasseux on tombe sur la tenancière d'une boutique de vêtement de seconde main. Underground love, elle tombe amoureuse de nous, nous parle en géorgien et ferme sa boutique. Elle nous guide vers la lumière, nous reprenons notre chemin avec elle et en sens inverse bien évidemment. Cette vendeuse de sous sol est en fait une économiste qualifié et ça c'est réellement absurde. Elle nous invite partout ou elle a une maison et nous lâche au niveau du 102 de la rue. Enfin nous arrivons au 68! épuisé.. 68 c'était hier... pas encore de souvenir érotique... Vous avez dit futé?